Arts Plastiques
Collège Balzac de Vénissieux
Une image de l'Enfer
5ème
Objectifs : - Pratiquer le dessin d'observation
- Travailler sur la narration en image
- Utiliser les codes de représentations d’un lieu symbolique
- Étudier des œuvres emblématiques de l’histoire de l’art
Consigne : Réalise une image de l’Enfer en détournant
les objets que tu as dessinés au préalable.
Contraintes :
- Après avoir dessiné 3 objets de ta trousse de manière réaliste, insère-les dans ta composition en utilisant leur forme.
- Ton image doit montrer un enfer imaginaire, soit en reprenant les codes du Moyen-Âge, soit en inventant un enfer contemporain.
Travaux des 5e3
Histoire des Arts
Les représentations
de l'Enfer
Toutes les cultures ont conçu une vie dans l’au-delà, au départ comme un prolongement de la vie terrestre. Puis apparaît le thème du jugement des actes du vivant et de la "pesée de l’âme" conduisant à une répartition entre élus et damnés.
Un espace spécifique est alors affecté à ces derniers, condamnés en raison de leurs fautes à des souffrances et supplices éternels.
L'Égypte antique
Il doit alors passer l’épreuve de la balance divine. La vie future du défunt dépend du verdict de Maât, déesse de la justice et de la vérité, c’est pourquoi cette épreuve était une grande crainte… D’un côté de la balance est placé le cœur (âme ou kâ) du mort et de l’autre la plume d’autruche divine symbolisant Maât.
Thot, le dieu des scribes et de la connaissance tient le rôle du greffier : il prend en note la confession et le résultat de la pesée.
À côté de la balance, Ammout ou Anémet, surnomée la Dévoreuse (ou encore la Dévorante), créature hybride à tête de crocodile, corps de lion et derrière d’hippopotame attend le verdict de Thot. : si le cœur pèse moins (ou autant) que la plume, l’âme du défunt est jugée « justifiée, juste de voix » c’est à dire jugée digne d’entrer dans le monde éternel. En revanche, si l’âme n’a pas vécu selon les règles de la morale, le cœur sera plus lourd que la plume et sera donné à la Dévoreuse qui l’engloutira. Le mort n’aura pas droit à la vie éternelle.
Les égyptiens croyaient également en la vie après la mort, une vie éternelle à laquelle accèderaient ceux qui le méritent.
À sa mort, le défunt vêtu d’une robe blanche est conduit par Anubis, dieu de la mort et de l’embaumement, devant le tribunal divin présidé par Osiris. C’est devant ce tribunal qu’est décidé le sort du défunt, ce dernier est jugé digne ou non d’entrer dans le monde des morts et d’accéder à la vie éternelle dans l’au-delà.
Scène issue du papyrus d'Hounefer montrant la pesée du cœur lors du jugement de l'âme.
Anubis
Défunt
Maât
Ammout